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La
première étape
d’une stratégie anti-stress
consiste à repérer
les contextes stresseurs
qui se manifestent
sur 3 registres :
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Dans
la sphère privée |
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•
responsabilités à
assumer vis-à-vis des personnes
à charge, légalement
ou moralement (enfants, parents,
grands-parents,...)
• difficultés relationnelles
avec les proches
(couple, parents/enfant(s),..)
: déception, dispute...
• évènements-clés
dans l’histoire personnelle
:
naissance, mariage, séparation,
décès, achat d’un
bien
important, déménagement,...
• ennuis de santé (soi-même
ou les proches)
• difficultés financières
• conditions d’habitation
(inconfort, bruit,
éloignement du
lieu de travail,...)
• organisation (garde des
enfants, transport,
aménagement des activités
de loisirs,...)
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Dans
la sphère professionnelle |
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•
changement de trajectoire (démission,
licenciement,
mutation, acquisition de
nouvelles compétences,
challenge, promotion,...)
• incertitude sur l’avenir
• difficultés relationnelles
avec les collègues ou la
hiérarchie
• surcharge de travail ou
sous-activité
• pression du temps dans l’accomplissement
d’une tâche
• compétition interne
• manque de reconnaissance
• harcèlement |
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Dans
la sphère sociale & citoyenne |
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•
agressions et accidents vécus
personnellement
•
intégration du sentiment
général d’insécurité
(conflits, catastrophes,
terrorisme,...)
•
problèmes de voisinage
•
difficultés avec la justice
(procédure en cours ou sanctions
prononcées ou
redoutées : contravention,
condamnation,...)
•
insatisfaction dans ses loisirs
(vie associative, sports,...)
•
image de soi non conforme à
celle que l’on souhaiterait
donner.
Le concept du « burn out social
» mériterait d’être
appliqué
dans ce cas : l’épuisement
guette ceux qui veulent briller
sur tous les terrains : citoyen
actif, bon parent, bon voisin, dévoué
à la vie associative, cultivé,
sportif, sexy,... |
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Il
est intéressant d’établir
une distinction entre les
contextes stresseurs chroniques,
ceux qui sont installés depuis
plusieurs mois et agissent régulièrement
et insidieusement et les
contextes stresseurs aigus,
d’apparition soudaine et à
fort impact. Les premiers sont constitutifs
d’un stress de fond qui évolue
à « bas bruit »,
les seconds sont les fausses tonitruantes
qui font irruption dans la partition
de la vie. |
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Le
burn out ou syndrome d’épuisement professionnel
est un phénomène décrit par
le psychanalyste américain Herbert J. Freudenberger
dans un livre paru en 1980 (The high cost
of high achievement, co-auteur G. Richelson).
Il frappe de façon préférentielle
les individus très exigeants vis-à-vis
d’eux-mêmes sur le plan professionnel
et dotés d’un profil particulier :
grande sensibilité au jugement des autres,
volonté de plaire, difficulté à
déléguer,... le tout sur un terrain
anxieux.
Le burn out, s’il intervient assez soudainement
(le sujet « craque »), se construit
dans la durée pour parvenir à cet
épuisement physique et mental, fait de démotivation,
de baisse des performances et de perte d’estime
de soi, qui est l’antichambre de la dépression.
La guérison passe par un travail sur soi,
une réappréciation de ses objectifs
et de ses priorités, une meilleure organisation
de son travail et la prise de conscience de ses
limites.
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